Avertissements d’usage : Bon je ne veux pas faire de spoilers mais ceux qui ont un problème avec les relations lesbiennes feraient mieux de ne pas lire ce chapitre même s’il est assez soft !! Lol. Bon, je ne suis toujours pas morte, c’est bon signe ? NON ? Ahhhhhh j’ai peur !! Mdr
Violence : Non, pas encore mais ça viendra sûrement !! Lol
Subtext : Eh bien, cette histoire est basée sur un rêve que j’ai fait et où tous mes proches étaient présents !! Ça m’arrive souvent lol. Bon ok, on ne voit pour l’instant que deux ou trois personnes mais attendez ça va venir !! Après, ça va être le bordel donc préparez des fiches récapitulatives lol !!
Copyright : Je tiens à dire que tous mes personnages m’appartiennent et que je ne veux pas qu’ils soient repris dans une autre histoire ou par une autre personne sans mon consentement !! ^^
Commentaires : Si vous en avez, signalez-les moi reikkinatsume@hotmail.com
LES CARESSES DES OMBRES
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CHAPITRE 2 : "Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse … " Alfred De Musset
Je me retrouvai comme à chaque fois devant une énorme bâtisse, imposante du genre "grecque antique " aux colonnes géantes surplombées par des chapiteaux aux formes étranges dont je n’arrivais pas à reconnaître le style.
Cela aurait pu être un temple s’il n’y avait pas eu, en son centre, une sorte de fontaine colossale de forme circulaire représentant une bataille entre des êtres ailés et qui surtout, déversait du sang sur les fins joints qui séparaient les dalles d’un marbre blanc pur, sans imperfections (ou quelque chose de la même couleur ! ça aurait pu être du sirop de cerise ? ouais, rêve !).
Le contraste était fascinant ! Sur les murs noirs étaient drapées des étoffes précieuses, sans doute de la soie, rouges et blanches donnant à cet endroit un air intime annonciateur de futurs plaisirs incendiaires. Chouette ! J’avais la sensation d’être dans un baisodrome géant ! On pouvait loger combien de personnes là -dedans ? Hum … mais à quoi je pense !
Bref, éclairé juste par de simples bougies dont la lueur vacillante me donnait la chair de poule, j’avançais dans la salle. Dans toutes ces ombres, j’avais l’impression d’être observée. La pièce semblait vibrer de regards qui étaient sans doute illusoires.
Le plafond représentait une sorte d’énorme sablier mais je ne savais pas ce qu’il pouvait signifier ! C’était énervant de voir, de vivre tout ça, de penser comprendre mais de ne rien savoir en réalité.
Je m’avançai vers la fontaine et appuyai sur un être androgyne d’une beauté époustouflante ! Il semblait ordonner à tous les autres personnages qui décoraient la fontaine.
Les sculptures étaient si réalistes que j’avais l’impression qu’ils étaient vivants. C’était fascinant ! Une porte d’albâtre, bizarrement de couleur ébène avec d’intenses reflets rouges, apparut sur ma gauche et je m’y avançais confiante. Je sentais encore tous les regards posés sur moi mais la salle avait arrêté de vibrer, la tension et l’énergie de la salle retombaient, était-ce un bien ou un mal, je n’en savais rien ! Contrairement à mon alter ego, je me sentais effrayée mais cette personne qui était … moi, n’avait pas peur. On aurait dit qu’elle rentrait chez elle.
C’était étrange comme sensation, j’avais l’impression de regarder un film avec comme premier rôle : moi sans que je puisse contrôler ce qui se déroulait. Je voyais à travers ses yeux, ressentais ce qu’elle éprouvait aussi intensément que si cela se passait dans la réalité. J’étais véritablement dans l’obscurité la plus totale cherchant à tâtons la lumière qui aurait pu tout m’éclairer.
Je franchissais la porte et je pus constater qu’elle était sculptée. Une sorte d’arbre y était gravé avec des inscriptions ressemblant à une langue morte que j’avais déjà vu sur des diapos en cours d’histoire en fac. Tout me disait quelque chose mais je n’arrivais pas à atteindre les réponses qui me brûlaient la bouche.
Sur le seuil, je voyais se dérouler devant mes pieds un immense escalier taillé dans la pierre. Il était spacieux, on aurait pu le descendre à quatre de front. Je dévalai joyeusement ce gouffre et au bout d’un temps qui me sembla interminable, j’arrivai à une autre porte, sœur jumelle de la précédente à quelques détails près. Celle-ci était veinée, autour de la poignée de fins sillons rouges. J’étais admirative. En poussant la porte, je ressentis une vive douleur, je regardai d’où venait ce lancinement, je m’aperçus que c’était ma main qui saignait.
Je compris à ce moment là pourquoi la porte avait une telle teinte alors qu’elle aurait du être blanche. Je poussais une nouvelle fois la porte en laissant ma main sur la poignée, je ressentis une légère succion, les rayures que j’avais remarquées quelques secondes plus tôt se remplirent de mon sang déclenchant ainsi le mécanisme qui ouvrit le chemin devant moi. Sur le mur, j’aperçus l’inscription suivante :
La volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.*
Je ne savais pas encore ce que cette légende supposait mais je sentais que j’allai le savoir très vite. Je m’avançais de nouveau et j’arrivais dans une salle, la même que la précédente dans ses dimensions. Il y trônait un gigantesque lit à baldaquin aux draps blancs, si blancs que ça en était presque aveuglant.
Sur les murs (toujours noirs ! eh oui, ça ne change pas) des tableaux étaient disposés, ils représentaient des scènes liturgiques et mystiques que je connaissais sans, pourtant, réussir à les identifier. Je souris et m’avançai dans la pièce. La lumière douce des torches éclairait les lieux. A mon passage, elles s’enflammaient plus ardemment ce qui me permit de constater que je ne portais qu’un entremêlement de lanières de cuir noir et des voiles transparents bordeaux. Je traversais la pièce en direction de la porte que je distinguais au fond de la salle derrière le lit quand à ce moment une porte sur le côté s’ouvrit et une femme au cheveu brun frisé, à la peau bronzée et aux yeux noisettes apparut, complètement nue. Elle marchait d’un air satisfait avec un sourire de conquérante sur les lèvres, suivie de deux hommes.
Elle se coucha sur le lit, s’apercevant de ma présence, elle me regarda fixement et me sourit chaleureusement pendant que les deux hommes s’installaient autour d’elle.
En passant près de cette femme, je vis qu’elle s’inclina. Je m’arrêtai. Elle descendit du lit et se mit à genoux devant moi. Elle commença à embrasser mes hanches découvertes.
Cette scène était vraiment très étrange mais si érotique que je sentis un courant brûlant me parcourir la peau. En regardant cette fille, je sus que cela venait d’elle. Elle diffusait son pouvoir au travers de son souffle. C’était une aura de pur désir sexuel !
Essayait-elle de me séduire ? CERTAINEMENT ! A voir comment les deux hommes réagissaient à cette vague de pouvoir, ils étaient physiquement au bord de l’orgasme !
Je luttais contre l’envie de la remettre sur son lit entre les deux hommes qui se masturbaient mutuellement et de m’enfuir en courant le plus vite possible ! Malheureusement mon corps refusait de bouger (comme s’il allait m’écouter maintenant plus qu’avant ! Pff).
Le pire fut que j’éprouvais un réel plaisir (celui qui noue l’estomac) à sentir que son aura ne me faisait absolument rien, voire juste l’esquisse d’un sourire. Je la dominai complètement, sans effort et j’adorai ça !
Je la repoussai gentiment. Elle me retint cependant le bras, collant sa bouche sur la plaie que la porte m’avait infligée.
Il est peu de plaisir sans douleur **
Je lui souris, les yeux doux tel une mère admirant son enfant. Elle relâcha son étreinte et je m’aperçus que la blessure avait disparu. Elle me regarda avec ses yeux magnifiques et avec un reste de sang sur le coin de sa bouche que j’eue envie de lécher.
M’arrachant à sa contemplation, elle me dit :
_ "Lil, bienvenue. Vous nous avez manqué, où étiez-vous passée ? "
_ "J’étais nulle part et partout ! Tu le sais bien, non ?
_ "Oui je le sais. Pardonnez ma curiosité ! " Répondit elle en inclinant le tête respectueuse et craintive.
_ "J’étais en mission " Déclarais-je.
Visiblement soulagée que je lui réponde ainsi, elle reprit plus confiante :
_ " Mais pourquoi passez-vous par le labyrinthe d’initiation ? Voilà bien longtemps que vous l’avez traversé. Vous détenez même le record en ayant franchi les 666 salles en trois semaines terrestres ".
_ " Oui, c’est vrai " Riais-je. J’avais tout simplement envie de tester mes braves succubes et incubes ! Tu m’amuses Oni, ces quelques siècles t’ont donné plus de maturité et de confiance en toi ! N’oublie pas que donner du plaisir est une compétence qui se travaille.
_ "Veuillez pardonner mon effronterie ! " Dit-elle s’abaissant plus bas que terre. "C’est un honneur pour nous de vous voir ici et nous espérons être digne de votre présence ! "
_ "Ne tremble pas ainsi, je ne te ferai rien ! Ne me confonds pas avec les autres ! J’espère que ma visite vous donnera de l’ardeur et qu’elle vous permettra de battre les vampires. Ils ont gagné de peu ".
_ "Oui, nous nous rattraperons ! Il en va de notre titre ".
_ " C’est exact, vous êtes censé être le plaisir à l’état pur, le sexe personnifié, les meilleurs amants ! C’est du moins dans cet esprit que je vous ai créé ".
_ "Nous ne vous décevrons plus. Puis-je espérer être votre première épreuve ? "
_ "Non, tu connais les règles, tu n’étais pas dans ta salle quand je suis entrée ! " J’ouvris la porte, laissant cette femme reprendre avec les deux hommes qui avaient visiblement très envie qu’elle s’occupe d’eux et ainsi de la connaître …euh… plus profondément !
Ok, ok c’est déplacé mais bon vu tout ce que j’avais vu je pouvais bien me le permettre.
Elle me regardait partir comme un chien qui sait qu’il ne pourra pas déguster le succulent poulet qui est sur la table de ses maîtres. Ce genre de regard est, croyez-moi, très gênant ! En tout cas, moi j’ai du mal et je me félicite de ne pas avoir ouvert les hostilités avec cette sculpturale jeune femme.
La pièce suivante était différente du tout au tout. C’était une salle ovale avec en son centre un énorme jacuzzi ! A l’intérieur, un homme nu au corps de dieu grec ! Comme par hasard, pff mais qui n’est pas nu ou pratiquement dans ce palais ! Hum palais ? Comment ça se fait que les réponses à mes questions sortent toujours quand je suis agacée ou que je ne m’y attends pas !! J’aimerais avoir, au moins, le contrôle de ma pensée ! D’un autre côté, c’est idiot de penser ça dans un rêve.
Bref, me voyant entrer, il s’approcha de moi, l’eau qui ruisselait de son corps luisait ses muscles parfaits, sa taille sculptée, ses abdos développés … hum, je m’égare là . Restant toujours dans le liquide saupoudré de pétales de roses, il m’encouragea d’une main tendue vers moi à le rejoindre.
Ses yeux bleus m’hypnotisaient totalement, on aurait dit deux opales, laiteux et irisés. Ils étaient magnifiques d’autant plus que ses cheveux noirs mi-long les faisaient ressortir encore plus. Sa bouche rosée était un invitation aux baisers les plus torrides, son nez droit une pure merveille. Une telle beauté ne pouvait exister chez les mortels, elle aurait été interdite ! Mais quoi de plus normal pour un vampire d’être en apparence si parfait.
Hé là , comment je sais ça ? J’en ai marre ! Je n’ai pas l’impression que c’est moi qui narre le film parfois. Je me fais l’effet d’une voix off ! Pff il faut que mon double arrête, RENDS-MOI MON CORPS !
Je tournai la tête pour admirer la pièce. Il y avait une porte sur le côté et derrière le bassin. Le plafond ben en fait, il n’y en avait pas. C’était un ciel étoilé avec une immense lune comme on en voit qu’en été. D’ailleurs la chaleur de la pièce était supérieure à celle de la salle précédente, on se serait cru dans une serre de plantes tropicales.
En le voyant avec sa main tendue vers moi, j’éclatai de rire et je pris l’aide qu’il me donnait. Il me fit pénétrer dans l’eau, elle était chaude et parfumée. C’était terriblement agréable ! A son contact, je ris de plus belle. L’eau était comme une caresse de satin, c’était si doux que je me demandai réellement si c’était vraiment de l’eau.
Une fois dans le bassin, je me rendis compte que ce que je croyais être un jacuzzi se révélait être, en fait, une source d’eau chaude comme on en voit au Japon.
Des plantes encadraient le point d’eau, des arbres immenses poussèrent subitement ainsi que toute une végétation luxuriante.
L’homme s’avança près de moi et me susurra à l’oreille :
_ "Bienvenue Lil ! Je suis heureux d’être présent aujourd’hui ! Dis-moi, c’est une visite ou tu comptes faire toutes les épreuves ? "
_ "Tu m’en vois ravie aussi ! " Ris-je. "Je pense que oui, je vais toutes les faire, tout dépendra du divertissement que l’on me proposera ! De plus ce serait du gâchis " Dis-je en baladant mes mains sur son torse parfaitement musclé. "Il semblerait aussi que certaines personnes pensent que j’ai besoin d’entraînement, que j’aurai perdue ma vigueur et que je ne mérite plus vraiment mon titre ! ".
_ "Quels sont ces êtres fourbes que je les exécute aussitôt ! Personne n’est plus digne que toi d’être ce que tu es !" Ragea-t-il.
_ "Du calme Ezan ! Ce n’est rien et puis moi ça m’amuse. Ils se croient en sécurité dans leur belle tour d’ivoire mais bientôt ils verront que leur inertie de plusieurs siècles leur coûtera leur tête. Ils croient détenir la vérité avec leur bouche pleine de fiel mais ils se trompent. " Lâchais-je pendant qu’il défaisait les lanières qui couvraient ma poitrine et qu’il m’embrassait le cou fiévreusement.
_ "Tu crois que tu vas l’emporter ? " Murmura-t-il. "Tu sais bien qu’il est très dur physiquement de passer cette épreuve ! ".
_ "Non, je sais que je vais gagner, c’est différent ! " Dis-je énervée en le repoussant et en plantant dans ses yeux opaques un regard dominateur. "Tu as beau être puissant et bien placé dans la hiérarchie démoniaque, n’oublie pas qui je suis ! JE SUIS … "
...
_ "REIKKI, REVEILLE TOI ! REIKKIII !! "
Je me réveillais en sursaut, Rudeya penchée sur moi, l’air paniqué.
_ "Qu’est ce qu’il y a ? " Dis-je tout bas en essayant d’émerger. Les yeux effarés, Rudeya mit quelques secondes avant de comprendre que je lui avais posé une question.
_ "Tu, tu … j’ai cru que tu étais … " Essaya-t-elle d’expliquer, tremblante. Je vis dans ses sublimes yeux verts que mon agent avait eu la peur de sa vie.
_ "Mais qu’est ce qu’il y a ? Ok je dormais mais ce n’était pas la peine de me secouer comme un prunier ! " Plaisantais-je.
_ "Mais si ! Que dis-tu ! On aurait dit que tu faisais une crise d’épilepsie, les yeux grands ouverts et tout … " Dit-elle précipitamment.
_ "Quoi !?! Ce n’est pas vrai ! Heureusement que je n’ai plus personne, je ne te raconte pas le tue l’amour que ça aurait été ! " Raillais-je.
_ "Ce n’est pas drôle, j’ai eu peur ! Tu ne répondais pas au téléphone. Je sais que des fois tu es tellement prise par ta peinture que plus rien n’existe autour de toi alors je suis venue te chercher. J’ai sonné mais pas de réponse. Je suis donc entrée dans l’atelier … je sais que tu me l’as interdit parce que tu n’aimes pas quand on te regarde peindre … et là je te vois écroulée sur le matelas bougeant comme une dingue, les yeux grands ouverts. Désolée de flipper mais bon, t’aurai fait pareil je crois !
Puis en plus ça fait bien 10 minutes que j’essaie de te faire reprendre conscience. " Dit-elle plus calmement en m’aidant à me relever.
_ "Eh ! Dis-moi est ce que j’avais un filet de bave sur le coin de la bouche ? " Demandais-je incrédule.
_ "Reikki !! Ce n’est vraiment pas marrant !! Tu ne me crois pas ? " Me répliqua-t-elle sèchement.
_ "Si je te crois. C’est juste que c’est difficile à imaginer. Quoiqu’il en soit je suis désolée de t’avoir fait peur, je devais être encore en plein rêve d’ailleurs j’allais enfin savoir qui j’étais.
Au fait pourquoi t’es rentré si vite ? Ça ne fait même pas 10 minutes que je dors ! " Déclarais-je une fois debout.
_ "Quoi ? Mais qu’est ce que tu racontes ? Ça fait environ 5 heures que je suis partie. "
_ "Nan, c’est impossible ! " Dis-je en regardant ma montre. Subitement je fus prise de vertiges et je partis à la renverse m’accrochant à ce que je pus au passage pour freiner ma chute. Le "ce que je pus " fut la veste de Rudeya qui tomba comme une masse sur moi. La dégringolade fut lourde et rude malgré le matelas au dessous de nous.
_ "Ça va ? Tu ne t’es pas trop fait mal ? " Demanda Rudeya, son visage anxieux à quelques centimètres du mien.
_ "Si très mais ça va, je ne suis pas en sucre de toute façon et toi ? Dis-je en détournant mon regard du sien.
_ "Moi, ça va ! Tu fais un très bon amortisseur. "
_ "Ravie de l’entendre. Tu peux te relever ? " Raillais-je.
_ "Oui, tout de suite ! " Dit-elle.
Elle essaya de se relever mais elle retomba aussitôt mais cette fois-ci elle amortit sa chute avec ses bras ! Elle était à cheval sur moi, ses bras encadrant ma tête.
_ "Il semble qu’on ait un problème. " Lança-t-elle.
Quelque chose s’était accrochée à ma ceinture. C’était son pantalon ! Et merde !! Si on ne voulait pas le déchirer, il faudrait y aller doucement. Ça tombait très mal parce que ce temps je ne l’avais pas.
_ "Tu peux te dégager ? " Demandais-je.
_ "Je ne sais pas, je regarde ! " Répondit-elle.
_ "Alors tu y arrives ? " Dis-je, ma voix trahissant malgré moi mon empressement.
_ "Non c’est bloqué ! Pourquoi ? T’es pressée ? ".
_ " Euh nan mais on ne peux pas rester comme ça ! ".
_ "Moi ça ne me dérangerait pas. " Dit-elle tout bas.
_ "Quoi ? ".
_ "Il faudrait que je défasse ta ceinture et ton jeans mais ce n’est pas évident à faire ainsi couchée sur toi alors si tu pouvais le faire. " M’expliqua-t-elle.
J’essayais tant bien que mal (plutôt mal que bien) d’éviter ce regard émeraude pour qu’elle ne puisse pas voir le désir qui déferlait sur moi de plus en plus violemment. Et merde, en temps normal, on aurait pu prendre tout notre temps pour se dégager mais là c’était différent, mon rêve m’avait encore flanquée des envies peu avouables ! Si jamais elle restait une seconde de plus sur moi je lui arracherais ses fringues ! Il fallait faire vite. Je défis ma ceinture et mon pantalon et dégageai les boutons si contraignants.
Cependant Rudeya resta sur moi.
_ "Ayé c’est fait ! Tu peux te relever tu sais. Pourquoi tu ne te lèves pas, ça ne va pas ? Tu te sens mal ? Demandais-je angoissée de ce que mes mains pourraient faire entre temps.
_ "Non, ça va ! " Déclara-t-elle.
_ "Ben dépêche alors ! " Dis-je en essayant de retenir mes pulsions sexuelles. Ce qui n’était pas évident ! Plus le contact de nos peaux se faisait long et plus mes résistances tombaient, une à une, inévitablement. Je sentais son corps brûlant, ses formes sensuelles au travers de ces tissus fins et doux qui constituaient ses vêtements, je voyais ses traits parfaits et ses yeux intensément verts. Sa bouche merveilleuse m’hypnotisait et m’appelait à l’embrasser. Son parfum m’enivrait à présent et je n’avais plus qu’une envie : lui faire l’amour.
_ "Pourquoi ? Ça te gêne ? " Me murmura-t-elle à l’oreille.
A ton avis, idiote !! Ces quelques mots, pourtant banals, m’avaient fait de l’effet ! Ils suscitaient en moi encore plus de convoitise, d’envies … des frissons parcouraient tout mon corps. D’ici quelques minutes, je n’en pourrai plus du tout.
_ "Euh oui … NON, lève-toi. " Répondis-je difficilement, la voix grave presque rauque de désir contenu.
Rudeya se serait-elle aperçu de quelque chose. Elle susurrait à présent. Son souffle chatouillait mon cou et rendait mes frissons incontrôlés.
L’amour panique de la raison,
Se communique par le frisson ***
Il fallait vraiment qu’elle se relève ou sinon je la violerai.
_ "Non je n’ai pas envie. " Lâcha-t-elle.
_ "Et moi je n’ai pas envie de jouer ! " Dis-je irritée.
Rassemblant mes dernières forces et ce qui restait de mon esprit lucide j’entrepris de déplacer mes bras, de poser mes mains, entre elle et moi, sur ses épaules afin de la relever. Dans ma tentative, j’effleurai sa poitrine lui tirant un hoquet de surprise. Heureusement que personne ne passait par là parce que je ne vous raconte pas la scène ! Rudeya et moi à demi vêtue dans une pose explicite ! J’étais confuse.
Rudeya, elle, avait un grand sourire aux lèvres, ah la conne, ça la faisait rire ! Ça l’éclatait de me voir paniquer ainsi face à mes pulsions.
_ "Je ne trouve pas ça drôle, lève-toi ! " Lançais-je sévèrement.
_ "Oh Reikki voyons, de quoi tu parles ? " Dit-elle candidement.
_ "Ne fais pas l’innocente ! " Répliquais-je.
_ "Je ne vois vraiment pas de … "
_ "T’es une garce, tu le sais ! " Coupais-je en me relevant de toutes mes forces, bousculant Rudeya qui était assise sur moi. C’est fou ce que la colère donne d’énergie !
_ "Oh ne te fâche pas ! Ce n’est pas souvent que j’ai l’occasion de te voir gênée. D’ailleurs quand j’y pense, c’est la première fois ! " Déclara-t-elle.
_ "Profites-en parce que ce sera la dernière ! " Tonnais-je.
_ "Pourquoi tu étais si embarrassée ? " Demanda-t-elle d’un ton badin.
_ "Fiche moi la paix ! " Fulminais-je.
_ "Dis-moi la raison de ta colère ! " Réclama-t-elle, soucieuse.
_ "Lâche-moi " Récriminais-je.
_ "Mais je ne te tiens pas … "
Je la fusillais du regard ! Sa blague n’était pas du tout la bienvenue ! Rudeya, comprenant qu’il était inutile de me parler, préféra s’éloigner le plus de moi attendant que la tempête retombe.
Franchement, elle était pire qu’une gamine. Je décidais donc de la planter là et de faire un tour pour m’aérer l’esprit. Je l’entendis me parler mais c’était trop tard, j’avais déjà claqué la porte ! Il fallait surtout que je calme mes hormones et pour cela, je devais être seule sinon je risquai de lui sauter dessus.
Fin du chapitre 2
*C. Baudelaire
**Voltaire
***V. Hugo
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