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REFUGES12

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FANS FICTIONS FRANCOPHONES

Entre elles

 

 

 

REFUGES

 

 

De Kaktus

 

 

 

 

 

DOUZIEME ET DERNIERE PARTIE

 

 

 

Un sentiment de perfection. C'était ce que ressentait Juliette en ce moment. Un moment de plénitude, hors du temps. Avec en elle la certitude d'être exactement à la bonne place au bon moment.

 

Aussi loin que son regard pouvait porter, tout n'était que blanc. Un blanc immaculé où seules les traces des skis de Chris étaient imprimées, formant un sentier dans la neige.

 

Sa compagne avait disparu derrière une crête, et Juliette savait qu'elle la retrouverait de l'autre côté, certainement occupée à prendre quelques photos. Le ciel était parfaitement dégagé et il faisait beau même si le soleil ne parvenait pas vraiment à réchauffer la température forcément hivernale de cette fin décembre.

 

La jeune blonde se remit en mouvement, prenant un rythme régulier et plaçant ses skis dans les traces de Chris. C'était leur troisième randonnée à peau de phoques et Juliette y avait tout de suite pris goût. Cela demandait quelques efforts, bien entendu, mais ils en valaient la peine. Ce n'était pas comme se promener en été. D'abord parce qu'il était rare de rencontrer du monde. Ensuite parce qu'avec la neige, tout était différent. On reconnaissait difficilement les paysages sous tout ce blanc. Le calme et le silence étaient aussi très impressionnants.

 

 

 

La jeune femme parvint au sommet de la crête, le souffle un peu court et eut la surprise de découvrir la cabane à une centaine de mètres environ. Elle ne pensait pas qu'elles y seraient si vite.

 

Les skis de Chris étaient appuyés contre la façade et en s'approchant, Juliette constata que la cabane, un peu à l'abri sous une paroi rocheuse, n'était pas trop submergée par la neige. Malgré tout, il y en avait jusque sous le rebord de la fenêtre et Chris avait dû déblayer devant la porte pour y pénétrer. De la fumée s'échappait déjà de la cheminée et quand Juliette s'arrêta pour ôter ses skis, sa compagne sortit à l'extérieur. Elle avait enlevé sa veste et transportait une grosse casserole qu'elle déposa sur le sol avant de la remplir de neige.

 

Puis elle s'approcha de Juliette.

 

" Alors, cette montée ? " questionna-t-elle, en retirant délicatement les lunettes de soleil du visage de sa compagne. " Pas trop dur ? "

 

Juliette fit une moue exagérée.

 

" Presque trop facile. " rigola-t-elle. " J'ai gardé tout mon souffle. "

 

Elle se perdit dans un regard aussi bleu que le ciel hivernal et Chris baissa la tête, capturant ses lèvres dans un long baiser qui les réchauffa immédiatement.

 

" Je connais de meilleurs moyens pour te couper le souffle, je pense. " murmura Chris contre son oreille, alors qu'elles se séparaient.

 

Juliette sentit le rouge monter à ses joues, et enfouit sa tête contre l'épaule de sa compagne, sans répondre.

 

Leur relation physique, encore récente, ne cessait de l'étonner. C'était à chaque fois un émerveillement joyeux, un sentiment de complet abandon et de parfaite harmonie, comme si leurs deux corps étaient nés pour fusionner.

 

Pour Juliette, c'était encore plus que ça, et elle l'avait compris très vite. La jeune femme avait toujours espéré trouvé " la " personne avec qui elle partagerait sa vie, et elle savait avec une parfaite certitude que cette personne était Chris.

 

Je l'aime. C'est tout.

 

Les sentiments que la grande femme lui portait étaient plus difficiles à discerner. Chris était une personne secrète et bien qu'elles aient partagé une grande partie de leur temps ces deux derniers mois, Juliette n'en avait pas appris beaucoup sur sa compagne.

 

Mais il ne faut pas brusquer les choses. On a le temps.

 

Elle releva la tête en souriant.

 

" Tu ne m'avais pas dit que c'était justement ici que tu m'emmenais. "

 

Chris haussa un sourcil interrogateur, saisissant les skis de la jeune femme pour les déposer à côté des siens.

 

" J'ai des souvenirs très précis de cet endroit, tu sais ? " poursuivit Juliette en retirant ses gants. " Une soirée au milieu des étoiles filantes, une bougie, un massage … "

 

Ce fut au tour de Chris de rougir légèrement.

 

" C'était seulement parce que tu avais mal aux pieds. " grommela-t-elle.

 

Juliette éclata de rire.

 

" Tu parles, menteuse ! "

 

Sa compagne eut un demi sourire qui en disait long. Elles pénétrèrent à l'intérieur de la cabane, Chris portant la casserole qu'elle déposa sur le feu, afin de faire fondre la neige.

 

Son grand sac à dos était appuyé contre un des pieds de la table et Juliette entreprit de l'ouvrir et de sortir les provisions qu'elles avaient emmenées. Chris avait insisté pour qu'elle fasse une liste complète de tout ce dont elle avait besoin pour réaliser un menu de fête.

 

" Ne t'occupe pas du poids que ça fera, j'ai les épaules solides. "

 

Juliette avait tout de même choisi quelque chose d'assez simple, en pensant que cuisiner sur un fourneau à bois ne serait pas chose aisée.

 

Le repas se composerait surtout de mets froids, mais de qualité. Canapés au saumon et crevettes, foie de canard, pâté de champignons et Chris lui avait fourni une petite boîte de caviar qui provenait directement de Russie, souvenir d'un ancien reportage. Elles n'avaient pas oublié non plus l'indispensable bouteille de champagne.

 

En dernier, la jeune femme sortit du sac une boîte contenant une poignée d'orties qu'elle utiliserait pour faire une soupe. C'était Maguy qui lui avait donné cette recette, après qu'elles l'aient dégustée un soir au-dessus du restaurant.

 

 

 

Pendant ce temps, Chris avait attaché un fil au-dessus du fourneau et suspendu leurs gants afin qu'ils sèchent. Elles ôtèrent aussi leurs chaussettes et en revêtirent d'autres plus épaisses. Le feu avait rapidement réchauffé l'intérieur de la cabane et la grande femme installa une lampe à gaz sur la table, l'obscurité commençant déjà à tomber. Elle entreprit aussi d'allumer quelques bougies qu'elle disposa ça et là autour de la pièce, à des endroits sans risque, donnant à la cabane une atmosphère plus intime. Elle jeta un coup d'œil à la réserve de bois dans un coin et la jugea amplement suffisante pour la nuit.

 

" Aide-moi à pousser la table contre le mur. " demanda-t-elle à Juliette, qui s'exécuta, un peu surprise. Chris lui lança un clin d'œil amusé avant de saisir les deux matelas, l'un après l'autre, pour les poser sur le sol, côte à côte.

 

" On sera beaucoup mieux comme ça. " lança-t-elle en déroulant et ouvrant leurs deux sacs de couchage afin de les utiliser comme couverture. Juliette ne répondit pas mais hocha la tête en souriant.

 

" Je peux t'aider ? " proposa Chris.

 

" Non, pas question. Tu as fait ta part. C'est moi qui cuisine. " rétorqua fermement la jeune femme.

 

Chris s'installa alors confortablement sur les matelas en s'appuyant contre le mur. Elle observa sa compagne avec affection, songeant à ce qu'elles avaient vécu depuis qu'elles se connaissaient. Elle n'aurait jamais cru qu'elle pourrait entretenir une relation de cette sorte avec quelqu'un. Elle se considérait comme une personne plutôt solitaire et s'étonnait de chercher la compagnie de la jeune femme aussi intensément. Elles vivaient maintenant l'une chez l'autre au gré de leurs activités communes et même si Chris appréciait de se retrouver seule, dans son laboratoire par exemple, elle ne tardait pas à retourner au chalet d'en face sous n'importe quel prétexte.

 

Ce qu'elle ressentait pour Juliette était profond. Si profond que ça lui faisait presque un peu peur. Elle n'avait pas l'habitude de perdre le contrôle dans quoi que ce soit et encore moins dans une relation amoureuse. Et c'était exactement ce qui se passait avec Juliette. Elle soupira doucement.

 

You're in love, that's all, Crissie. And it scares the shit out of you ! (Tu es amoureuse, c'est tout Crissie. Et ça te fout une trouille bleue.)

 

Elle était consciente des sentiments que Juliette éprouvait pour elle. Ses quelques " je t'aime " murmurés alors qu'elle la croyait endormie, l'avaient touchée profondément. Mais la jeune blonde n'avait rien révélé ouvertement.

 

Elle a peur aussi, je crois…

 

 

 

 

 

 

 

Quelques heures plus tard, elles étaient toutes les deux installées sur les matelas, et terminaient leur repas. Juliette s'étira puis vint se lover contre sa compagne en gémissant.

 

" J'ai trop mangé. Je ne peux plus rien avaler. "

 

Chris rigola doucement et posa sa main sur l'estomac de la jeune femme.

 

" Tu dis ça maintenant, mais je suis sûre que d'ici un moment, tu auras envie du dessert. "

 

Les yeux de la jeune blonde brillèrent et elle passa sa langue sur les lèvres, prenant un air gourmand.

 

" Tu sais bien que je ne peux pas résister à des fraises. "

 

Chris hocha la tête.

 

" Surtout accompagnées de champagne. "

 

 

 

Il faisait maintenant totalement nuit au-dehors et il régnait dans la cabane une douce chaleur, agrémentée par le feu qui crépitait joyeusement dans le fourneau. Elles avaient retiré leurs vêtement de ski et revêtu des pantalons de survêtement.

 

" C'est vraiment une super idée que tu as eue, Chris. Je suis sûre que ce sera le plus beau réveillon que je vivrai jamais. " lança Juliette, toujours blottie contre elle.

 

Chris saisit son menton entre ses doigts et lui releva la tête.

 

" Tu as une idée de ce qu'on pourrait faire pour finir l'année en beauté ? " questionna-t-elle.

 

Une lueur que Chris avait appris à reconnaître passa dans le regard émeraude de Juliette et la jeune blonde embrassa la paume de la main qui caressait sa joue.

 

" La même idée que toi, j'espère. " murmura-t-elle en passant ses mains sous le t-shirt de la grande femme, qui frémit à ce contact.

 

Elle saisit la nuque de Juliette et l'attira vers elle, capturant ses lèvres pour un baiser qui les laissèrent le souffle court.

 

" En parlant de souffle coupé, je crois que je me débrouille pas mal avec toi, hein ? " énonça Juliette d'une voix rauque alors que ses mains glissaient sur les hanches de Chris et remontaient lentement jusqu'à sa poitrine.

 

La grande femme retira elle-même son t-shirt, ne pouvant nier son besoin de contact. Elle fit rapidement passer celui de Juliette par-dessus ses épaules, le laissant glisser sur le matelas.

 

Leurs corps se collèrent l'un à l'autre, arrachant un doux gémissement à Juliette. Chris joua avec ses lèvres avant de venir taquiner sa nuque, puis d'un mouvement sûr coucha la jeune femme sur le côté. Elle explora les contours du corps de sa compagne, caressant le creux des épaules et la courbe des seins qu'elle mordilla délicatement, alors que les hanches de Juliette venaient se plaquer aux siennes.

 

Bientôt, elles furent nues, et la passion les emporta dans une vague de sensations de plus en plus intenses, les amenant à un orgasme puissant qui les laissa tremblantes toutes les deux.

 

Elles restèrent ainsi, leurs corps emmêlés l'un à l'autre, écoutant les battements de leurs cœurs se calmer.

 

Puis Juliette se blottit contre la poitrine de Chris, caressant d'un doigt distrait la longue cicatrice qui y affleurait.

 

La grande femme n'était plus mal à l'aise avec ça dans leurs ébats amoureux, mais elle n'avait jamais émis aucun début d'explication à ce sujet. Toutefois, il lui arrivait de faire des cauchemars et Juliette était certaine qu'ils avaient un rapport avec les marques sur son corps.

 

" Chris, qui est Jenny ?" demanda-t-elle soudain, comme si la question venait de surgir dans son esprit.

 

Elle sentit le sursaut de sa compagne et leva la tête pour rencontrer un regard surpris et interrogateur.

 

" Tu dis son prénom quand tu fais des cauchemars. " précisa-t-elle. " Qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que ça te traumatise à ce point ? "

 

Juliette vit Chris fermer les yeux un court laps de temps, et quand elle les rouvrit, la jeune blonde put y lire de la crainte, mais aussi de la détermination. La grande femme lui sourit doucement.

 

" Jenny était la reporter qui travaillait avec moi. Elle ne m'a rien fait. Ce serait plutôt moi… "

 

Juliette se retourna sur le ventre et posa son menton dans ses mains, attendant la suite. Chris soupira et passa une main tremblante dans ses cheveux avant de continuer, d'une voix basse.

 

" Il lui arrivait de m'accompagner dans mes reportages. Mais très rarement, parce que j'ai l'habitude de travailler seule. Il y a deux ans, je me suis rendue au Canada pour faire des photos d'ours. Jenny était avec moi."

 

Elle déglutit difficilement avant de continuer, laissant son regard se perdre dans ses souvenirs.

 

" Nous avons repéré les traces d'un grizzly. A première vue énorme. Et nous l'avons pisté pendant deux jours, avec l'aide d'un trappeur du coin. Je voulais absolument faire ces photos, c'était pour moi une sorte de challenge. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut faire ce genre de clichés.Je savais que ça pouvait être dangereux et j'ai essayé de convaincre Jenny de retourner m'attendre au campement, mais elle a insisté pour rester. Quand on a enfin repéré l'animal, tout a marché de travers… "

 

Juliette frémit, ayant pratiquement deviné ce qui allait suivre. Le corps de Chris s'était raidi et ses poings se serraient convulsivement.

 

" Les ours en général n'attaquent que s'ils se sentent menacés ou qu'ils n'ont plus rien à manger. On ne sait pas ce qui a pris à celui-là, mais il nous a chargés. Il s'est retrouvé sur Jenny avant qu'on ait pu faire un seul geste. Je n'avais que mon couteau sur moi. Seul le trappeur avait un fusil mais quand il a tiré, c'était déjà trop tard pour Jenny. Et le temps qu'il recharge, le grizzly était déjà sur moi. J'ai fait ce que j'ai pu avec mon couteau… J'ai failli y rester. Le trappeur a tiré encore trois coups avant que l'animal ne meure. "

 

Une veine battait avec rapidité près de la bouche de Chris et Juliette sentit son cœur se serrer en voyant la douleur qui se lisait sur le visage de sa compagne.

 

" Mes cicatrices sont là pour me rappeler chaque jour que par ma faute une personne est morte. " termina la grande femme dans un murmure.

 

" Non. "

 

Juliette mit dans ce mot une telle force et une telle fermeté que Chris sursauta.

 

" Tu as essayé de la convaincre de ne pas venir. Que pouvais-tu faire de plus ? L'attacher à un arbre ? " protesta la jeune femme avec véhémence.

 

La grande femme plongea tristement son regard dans celui de Juliette.

 

" Je voulais à tout prix réussir ces photos, Juliette. Je me suis laissée guider par mon amour-propre et par une ambition stupide. C'était dangereux, je le savais et j'aurais simplement dû renoncer. Ce qui est arrivé n'est peut-être pas entièrement ma faute, mais j'ai une grande part de responsabilité là-dedans. "

 

Juliette hocha la tête. Elle pouvait comprendre ce que ressentait sa compagne.

 

Doucement, elle vint poser sa main sur l'épaule de Chris, effleurant légèrement la cicatrice à peine visible qui s'y cachait.

 

" J'ai compris quelque chose, il n'y a pas si longtemps, Chris. Et je crois que ça vaut aussi pour toi. Des personnes qui nous étaient proches sont mortes, mais finalement, ce ne sont pas elles les vraies victimes, mais nous. Parce nous sommes encore là et que notre culpabilité nous ronge à un tel point que nous n'arrivons pas à vivre normalement." Un long silence s'installa après qu'elle ait prononcé ses paroles.

 

Puis Juliette leva les yeux vers ceux de Chris et y découvrit une larme qui glissa doucement sur sa joue. Mais le regard de sa compagne semblait plus serein, maintenant.

 

Sans parler, elles s'étreignirent avec une force nouvelle et finirent par s'endormir, après que Chris ait murmuré un " Merci " tremblant dans l'oreille de Juliette.

 

 

 

Quand Chris s'éveilla, la lueur de l'aube pénétrait par la fenêtre, amenant un peu de clarté dans la cabane. Juliette dormait contre elle, un bras posé en travers de son estomac et ses jambes emmêlées aux siennes. Chris sentit son cœur fondre en observant le visage tout proche du sien et le souvenir de ce qu'elles avaient échangé la veille fit naître en elle un sentiment de gratitude et de tendresse pour sa compagne encore endormie.

 

Au moins maintenant, je ne suis plus seule avec ce poids. Elle sait et mieux encore, elle comprend. soupira-t-elle intérieurement.

 

Juliette bougea légèrement et ouvrit des yeux ensommeillés. Elle sourit à Chris puis tourna brusquement la tête vers la fenêtre.

 

" Oh non, on a oublié de manger les fraises. " soupira-t-elle.

 

Chris eut un rire bas et profond.

 

" Ce n'est pas grave. Ça fera un parfait petit déjeuner. "

 

Juliette vint se presser contre elle.

 

" Mmm, c'est vrai. Avec le champagne ? "

 

" Pourquoi pas ? C'est original pour commencer la nouvelle année. " lui répondit Chris en déposant un baiser léger sur son front.

 

Puis elle saisit doucement le visage de Juliette entre ses deux mains, la forçant à la regarder dans les yeux.

 

" En parlant de nouvelle année, j'ai quelque chose à te dire pour bien la commencer. " poursuivit-elle.

 

Juliette ne répondit pas, attendant la suite, avec un air interrogateur.

 

" Je t'aime, Juliette. " murmura Chris, goûtant ces mots avec un plaisir qu'elle n'avait pas imaginé.

 

 

 

L'émotion qu'elle vit passer dans le regard de Juliette fut une plus belle récompense encore. La jeune blonde l'étreignit avec une telle force que cela lui fit mal.

 

" Je t'aime aussi , Chris. " répondit-elle, la voix tremblante.

 

La grande femme lui rendit son étreinte, pendant un long moment.

 

" Avec un début comme celui-ci, l'année sera assurément bonne. " finit-elle par lancer, un rire dans la voix.

 

" Tu parles ! " répondit Juliette, en s'écartant, lui offrant ses yeux émeraude où des larmes perlaient encore. Chris les essuya doucement du dos de la main.

 

" Alors, on les mange ces fraises ? "

 

 

 

Et c'est ainsi qu'elles commencèrent la nouvelle année et leur nouvelle vie, à deux mille mètres d'altitude, au milieu de la montagne enneigée.

 

 

 

FIN

 

 

Tout n'est pas dit dans cette histoire, je l'admets. Je ne promets rien, mais Il est possible que Juliette et Chris reviennent squatter mon clavier un de ces jours. Merci d'avoir lu. Tout commentaire est appréciée, bien entendu.

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