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LA FACE AVEUGLE DE L'AMOUR1

Page history last edited by PBworks 12 years, 9 months ago

LA FACE AVEUGLE DE L'AMOUR

 

 

 

 

par Dreams

 

Traduction : Keegan (keegan@libertysurf.fr) et Emilie(happymeal@hotmail.fr)

 

 

Table des matières

 

 

Démentis : non, désolée, on ne peut pas dire qu'il y en ait. Tous les personnages sont les miens. Je prends la pleine responsabilité de leurs actions. Hum... en y repensant... je ne les ai jamais vus de ma vie. Ils m'ont juste suivi un jour jusque chez moi... vraiment.

 

Sexe/Violence : Violence ? Je pense pas. Je suppose que ça dépend de ce que vous entendez par "violence". Je en crois pas qu'il y en ait. Vous déciderez pour vous-même. Et du sexe ? Uhm... je vais la jouer prudente et dire qu'il y en aura. Mais n'allez pas me faire un procès pour publicité mensongère si vous n'en trouvez pas. Ca dépend vraiment de ce que vous entendez par "sexe". Comme dans certaines cultures, les gens se montrent leur affection en se léchant les pupilles, il est très possible que ma définition du sexe soit très différente de la vôtre. La mienne pourrait comprendre des vaches en chaussons de ballet par exemple... attendez, ça ne sonne pas tout à fait normal...

 

Mise en garde : cette histoire comporte une actrice dans le placard, des relations en ligne, des puertoricains, la langues espagnole, du café de chez Starbucks, des anges, des petits amis, des relations sexuelles entre personnes du même sexe... et des tas d'autres choses diverses et variées qui sont sorties de mes limbes artisitiques. Si aucune de ces choses ne vous intéresse, sans doute ne voudrez-vous pas participer à ce tour de mon esprit tordu.

 

Dédicace : A toi et toi et toi, toi toi et toi... à ceux qui vivent avec... ::remarque qu'il y a des gens qui regardent:: Hum. Désolée. Trop de "Rent" pour moi. Oubliez ça. Il ne peut jamais y avoir trop de "Rent". Sauf si c'est le genre que vous devez payer. Mais le point est... car j'en ai un... que cette histoire vous est dédiée à vous. Merci de prendre le temps de creuser dans ma folie.

 

Remerciements : A Amber, Cindy, Camilla, Christy, Amy, et Robin. Merci, merci, merci, du fond du coeur. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous, les filles.

 

Ecrivez-moi : Parce que j'adorerais savoir ce que vous en pensez. On peut me joindre à dreams@midnightisland.com

 

 

 

Les remarques, suggestions, critiques et louanges (sait-on jamais) sur la traduction sont à adresser à Keegan.

 

 

 

1

 

Le jeune homme regarda fixement, intensément l’eau, la défiant de prendre vie. La défiant de lui expliquer pourquoi sa vie avait soudain pris un tour aussi violent. Sa plutôt longue chevelure blonde bouclait, puis était remise en place par le vent. Ses yeux bleu-vert brillaient de larmes non versées. Il gardait ses mains cachées dans les poches de son jean déchiré, ses poings se serrant de frustration et de colère.

 

Le lac, pour toute réponse, scintilla sans mot dire dans le soleil de l’après midi. S’il possédait des réponses, elles étaient bien enfouies au sein de ses troubles eaux.

 

Kiara se tenait tout près, veillant sur lui comme son devoir l’exigeait. Ses ailes étalées derrière elle en silencieuse résignation. Si elle pouvait faire quelque chose pour l’aider, elle ignorait quoi.

 

Le garçon jeta un dernier regard sur l’eau puis s’en alla, passant devant Kiara sans la voir.

 

L’ange soupira, dirigeant des yeux bleu glacier vers le bas de tristesse et de regret. "Parfois, ça craint d’être un ange gardien", murmura-t-elle.

 

"Coupez !" cria le réalisateur. "Excellent travail, Julianne. C’est dans la boite, tout le monde."

 

Le plateau de « L’ange gardien » reprit soudainement vie alors qu’un défilé de techniciens anxieux débutait la routine journalière de démontage et d'assemblage de décors. La scène paisible qu’était le lac devint un maelstrom de bruit et d’activité.

 

Julianne Franqui quitta le plateau en trombe, ôtant les ailes d’ange de son dos d’un mouvement fluide. Elle les lança à la première personne sur son chemin. "Faites fixer les attaches", ordonna-t-elle. "Elles n'ont pas arrêté de me rentrer dans l'épaule."

 

"Tout de suite, Mle Franqui", répondit la dame, se dépêchant d’exécuter l’ordre.

 

Une fois à l’intérieur de sa caravane, Julianne soupira bruyamment. "Encore un jour qui n’en finit pas", marmonna-t-elle à l’adresse de la pièce vide.

 

Un coup frappé sur la porte interrompit ses deux secondes de répit. "Entrez !" cria-t-elle impatiemment.

 

L’assitante de Julianne, Karen Vaccaro, se tenait nerveusement dans l’entrée. Dans sa main, elle tenait une pile d’enveloppes. "Votre courrier, Mle Franqui."

 

Julianne jeta un coup d’œil las à l’amas de correspondance. "Envoyez leur à tous une photo et une lettre de remerciement," répondit-elle dédaigneusement.

 

"Vous ne voulez pas en lire quelques unes ?" demanda Karen.

 

Impatiemment, Julianne jeta un regard furieux à son assistante. "Quand le fais-je jamais ?"

 

Karen hocha la tête et annota son clipboard. "N’oubliez pas que vous avez cette interview à New York ce week-end. Et MTV a encore appelé. Deux fois. Ils veulent que vous aparaissiez comme co-hôte pour un épisode de ---" elle vérifia ses notes "--- TRL ?" Elle regarda en direction de Julianne. "Que devrais-je leur dire ?"

 

"Je serai à New York de toute façon", réfléchit Julianne. "Je peux le caser. Dites-leur que je le ferai. Mais je ne signe pas d'autographes après."

 

"Très bien", dit Karen, inscrivant quelque chose.

 

"Est-ce tout ?" demanda Julianne, son ton trahissant son impatience.

 

Si non, maintenant oui. "Oui, c'est tout." Karen referma la porte derrière elle en partant.

 

Julianne secoua la tête et tourna son attention vers le miroir devant elle. Ses yeux reflétait la lassitude qu'elle ressentait. Ses long cheveux bruns couraient sur son dos en une longue natte, qu'elle se mit à détacher.

 

"Knock, knock," appela une voix masculine de la porte désormais ouverte.

 

Julianne se retourna, un sourire aux lèvres. "Adrian", l'accueillit-elle, "Je suis heureuse que ce soit toi."

 

"Encore en train de terroriser les petites gens ?" devina-t-il, fermant la porte. Il appuya son corps musclé contre la table sur laquelle se trouvait le miroir.

 

"Chacun doit faire des concessions" répondit tranquillement Julianne, secouant la tête pour libérer les dernières mèches restantes de leurs liens. Maintenant qu'Adrain était là, elle se sentait dix fois mieux.

 

"Ils concèdent, tu acceptes ?"

 

Julianne sourit. "Quelque chose dans ce goût-là." Elle commença à se démaquiller. "Hé, que fais-tu ce week-end ?"

 

Adrain réfléchit longuement et sérieusement. "Quelque chose avec toi ?" demanda-t-il.

 

"New York City, baby," annonça-t-elle. "J'ai quelques trucs publicitaires dont je dois m'occuper, mais après je mettrai une perruque et de quelconques lunettes et on pourra s'échapper dans l'inconnu."

 

"J'adore quand tu es spontanée", dit-il avec un sourire. "A propos de quoi Karen marmonnait-t-elle ? Quelque chose à propos de lettres de fan et toi ne signant pas d'autographes ?"

 

L'actrice leva les yeux au ciel. "Elle veut que je m'assoie là et que je lise tout le courrier que je reçois. Elle veut probablement que je leur réponde, aussi. Je t'en prie. Je n'ai pas le temps pour ça."

 

Adrain étudia Julianne silencieusement un moment. Ses yeux bleus cherchèrent ceux azur de Julianne pour trouver une raison derrière les mots. "Tes fans t'aiment." dit-il finalement.

 

"Ils ne me connaissent pas," répondit Julianne, fixant son reflet. "C'est Kiara qu'ils aiment. Ils l'aimeraient quelle que soit l'actrice qui tienne le rôle."

 

"Est-ce que tu le crois vraiment ?"

 

Julianne finit d'enlever toute trace de Kiara de son visage. Elle seule restait. "C'est simplement la vérité, mon cher Adrian," expliqua-t-elle, attachant un bracelet argent à sa cheville. C'était la seule possession dont elle ne se séparât jamais. Elle jeta un regard à son meilleur ami. "Une des ces jours, la série s'arrêtera. Mon moment de gloire se terminera. Et je me promènerai avec vous autres simples mortels, en me demandant ce qui diable a bien pu arriver à Julianne Franqui. Et je serai la seule à m'en préoccuper."

 

 

 

*****

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