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MEFIE TOI DE TES SOUHAITS1

Page history last edited by Fausta88 14 years, 2 months ago

FANS FICTIONS FRANCOPHONES

Entre elles

 

 

Disclaimer : Les personnages de Xena et Gabrielle ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter à leurs légitimes propriétaires : Renaissance Pictures et Universal.

Avertissements :

Violence : Oui.

Subtext : Oui et plus. Il y a des scènes de sexe graphiques. Entre femmes (si la précision est utile).

Attention : public averti et majeur.

Cette histoire se situe dans le contexte où Xena n'a pas trouvé la rédemption et est toujours du "côté obscur de la force". Sa rencontre avec Gabrielle manque donc singulièrement de romantisme.

Critiques, commentaires, toujours bienvenus ! (Si de bon goût)

 

 

 

 

MEFIE TOI DE TES SOUHAITS

 

 

 

Par Lorelei

 

 

 

 

La Lune se dissimulait à son regard derrière de gros nuages orageux qui bouchaient l’horizon. Gabrielle ne dormait pas. Allongée dans son lit, elle regardait à travers la fenêtre les éclairs éblouissants jaillirent de la nuit, et sursautait à chaque grondement qui faisait vibrer la maison. L’orage durait depuis des heures, allant et venant, parfois lointain, parfois tout proche, dangereux car il ne pleuvait pas. Un craquement plus violent que les autres la fit tressaillir, il vint juste après l’éclair et elle eut peur que la foudre ne tombe sur la maison et n’embrase tout. Une migraine terrible lui serrait les tempes depuis la veille, de ces migraines qui accompagnent souvent les tempêtes et qui ne la quittaient qu’une fois le beau temps revenu. Elle tourna ses yeux douloureux vers celui qui partageait son lit ; Perdicas dormait profondément, nullement gêné par la colère de Zeus. "L’heureux homme !" songea-t-elle. Elle écarta le bras musculeux de son mari, qui reposait sur son estomac et se leva. Elle mit un châle sur ses épaules nues puis ouvrit la porte de leur petite maison pour profiter du vent tumultueux qui accompagnait l'orage sec. Il était à l'exemple des sentiments qui l'agitaient : son existence lui semblait morne et bien trop calme… Elle souhaita qu'une pareille tempête vienne balayer sa vie et qu'enfin elle ait l'impression de vivre ! Depuis son mariage, au contraire, elle se sentait comme une fleur coupée qui dépérit lentement. Elle ne savait pas pourquoi, car enfin, Perdicas était le meilleur des maris, mais rien n'y faisait et dans le secret de son cœur elle souhaita ardemment que vienne le changement. Hélas ! Quelque dieu qui passait par là l'entendit et l'exauça.

 

 

 

 

 

PARTIE 1

 

 

 

 

 

Au premier timide rayon de soleil, qui perça enfin le ciel lourd, des aboiements lointains firent se dresser Gabrielle qui ramassait devant sa maison les grains de blés échappés des lourdes gerbes que ramenait son mari. Aussitôt la jeune femme fut sur le qui-vive et l'inquiétude voila un instant ses yeux aussi verts que l'océan qu'elle n'avait jamais vu. Les aboiements rauques se rapprochaient ; d'après ce qu'elle entendait, il y avait là de nombreux chiens et de gros chiens qui plus est. Perdicas, qui revenait du champ, resta interdit et posa lentement sa gerbe sur le sol avant de fermer une main large et calleuse sur sa fourche.

 

 

 

 

"Rentre femme ! et ne te montre pas." Lui dit-il sur un ton qui lui intimait l'obéissance. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de discuter : "Mais pourquoi ? Tu sais ce qui vient ?" "Oui, je crois savoir… et si tu ne te caches pas très vite tu le regretteras, je te le jure !" Il la regarda avec colère et la poussa vers la maison. "Cache-toi Gabrielle, je t'en prie, et ne sors sous aucun prétexte, tu entends ? Même si tu penses que tu dois m'aider, tu ne pourrais rien." Gabrielle sentit la peur ramper sur sa peau comme une limace. "Perdicas, dis-moi ce qui vient !" cria-t-elle en lui saisissant le bras. "C'est la Mort qui vient." Il la poussa rudement dans la maison et ferma la porte.

 

 

 

 

Gabrielle se pencha vers un interstice entre deux planches de la porte. Le cœur serré et la peur au ventre, elle regarda ce qui venait et qui effrayait tant le placide Perdicas.

 

 

 

 

Les chiens de guerre furent les premiers à débouler dans le calme village de Poteidaia. Ils hurlaient d'excitation, la gueule grande ouverte, couverts de bave, ils se ruaient dans la rue poussiéreuse en quête de victimes. C'étaient de gros mâtins venus des steppes de l'est, au pelage court et noir et aux muscles puissants. Leurs oreilles étaient taillées en pointes courtes, pour ne laisser aucune prise à homme ou bête assez fou pour les affronter. Gabrielle vit l'un de ces monstres aux yeux vicieux se jeter à la gorge de Partame, sa voisine. La femme plongea les doigts dans la gueule de l'énorme bête pour en desserrer l'étreinte mais elle tomba sous le poids de l'animal qui lui déchira la gorge d'un mouvement de tête furieux. Le sang gicla à longs jets sur le poil ras du chien, l'excitant encore davantage ; il attrapa sa proie encore vivante en plantant ses énorme crocs dans le bras de sa victime et la tira sans effort au beau milieu de la route. Perdicas, qui jusque là, était resté figé d'horreur, réagit enfin et la fourche en avant, il embrocha le dogue avec un long cri rageur.

 

 

 

 

Gabrielle vivait un cauchemar, d'où étaient venus ces chiens ? Pourquoi venaient-ils tuer ainsi de pauvres fermiers ? Mais elle s'aperçut bien vite que les molosses ne constituaient que l'avant-garde d'une armée tout aussi assoiffée de sang.

 

 

 

 

Une troupe d'hommes à cheval fondit sur eux comme une attaque de sauterelles. Les chiens avaient sorti les habitants de leur torpeur, en avaient tué certains, estropié d'autres, mais les cavaliers venaient finir la besogne. Tout de cuir noir vêtus, les cheveux longs nattés, ils dégainèrent leurs lourdes épées et tranchèrent les chairs de tous ceux qui étaient sur leur chemin. Au triple galop, sans ralentir, les chevaux piétinèrent Partame agonisante sur le chemin.

 

 

 

 

Gabrielle retint son souffle et ferma les paupières pour ne plus voir le corps de sa malheureuse voisine rebondir ainsi sous les sabots des chevaux. Perdicas s'était jeté à terre pour échapper aux épées qui tournoyaient. D'autres n'eurent pas le même réflexe et deux têtes tranchées roulèrent bientôt sur la route. N'y tenant plus, Gabrielle saisit la longue épée ébréchée que Perdicas gardait depuis toujours et sortit sur le seuil de sa maison pour défendre son village. C'était héroïque mais stupide. La trentaine d'hommes qui ravageaient le village revenaient après être passés une première fois.

 

 

 

 

Ils tenaient la bride courte à leurs chevaux qui tournaient sur eux-mêmes, ruant et se cabrant, à demi fous de panique. Les chiens se faufilaient entre leurs jambes, sautant sur les proies les plus faciles : les enfants. Les hurlements de douleur et d'effroi jaillissaient de partout, les femmes serraient contre elles les enfants que les chiens leur disputaient.

 

 

 

 

Gabrielle se précipita sur un molosse pour l'écarter d'une petite fille terrorisée, elle leva la lourde épée de bronze et l'abattit aussi fort qu'elle put sur la nuque épaisse du chien. Le dogue couina et s'éloigna avant de mourir sous le coup de fourche de Perdicas qui hurla pour couvrir le bruit effrayant de la bataille : "Gabrielle ! Je t'ai dit de rester caché !" " Pas question ! C'est aussi mon village et je le défendrais comme toi !" Elle tremblait comme une feuille, la peur lui faisait venir un goût métallique dans la bouche mais elle ne céda pas devant son mari. Perdicas lui jeta un regard plein de compassion et d'amour, "Je t'aime et j'espère que notre mort sera rapide… il y a bien pire que l'épée."

 

 

 

 

Gabrielle voyait pour la première fois ce qu'était la mort et elle avait envie de vomir devant tant de rage et de haine. Les chevaux piétinaient les corps de ceux qui ne couraient pas assez vite, les assaillants massacraient sans pitié les malheureux qui suppliaient, les chiens dévoraient les enfants terrifiés. L'horreur absolue lui arracha du cœur la petite flamme d'humanité et de bonté qui y avait toujours brûlée, son âme s'échappa de son esprit pour se dissimuler.

 

 

 

 

Bien que cette scène atroce lui paraisse dénuée de sens, elle se rendit compte que certains des villageois étaient épargnés dans la bataille. Quatre jeunes femmes, qui avaient environ son âge et qui restaient prostrées devant le spectacle, ne furent pas blessées alors qu'il était si facile de les tuer. Quelques adolescents ne subirent pas le sort affreux de leurs parents ou de leurs frères et sœurs plus jeunes. Gabrielle levait toujours son épée et ses bras tremblaient sous le poids et sous la peur mais aucun des hommes noirs ne chercha à l'approcher. Perdicas restait à ses côtés, prêt à la protéger.

 

 

 

 

Soudain, un long cri perçant se fit entendre, qui figea les cavaliers comme le petit nombres de villageois toujours vivants. Les chiens couinèrent avant de partir et de disparaître dans le lointain, vers le cri. Gabrielle grimaça de dégoût en les voyant passer : leur corps étaient couverts d'une écume rosée, moitié bave et moitié sang. Les guerriers levaient la tête et tournaient tous leur regard vers un nouveau cavalier qui entrait dans le village. Pas un n'était blessé, aucun n'avait même été désarçonné et ils avaient tous les bras couvert de sang frais jusqu'au coude.

 

 

 

 

Le silence se fit, alors que le cavalier venait vers eux. Il ralentit le pas de sa monture, un puissant étalon bai, avant de faire un geste nonchalant de la main vers l'un de ses guerriers. Celui-ci sauta de cheval et empoigna une torche qu'il embrasa rapidement avant de courir de maison en maison, déclanchant un incendie qui commença à ronfler autour d'eux. Le cavalier descendit de cheval et ôta son casque d'airain. "C'est une femme !" se dit Gabrielle stupéfaite en voyant de longs cheveux noirs rouler sur ses épaules. La femme tendit le casque à un autre homme avant de s'avancer vers les villageois. Elle était magnifique, une déesse de mort aux yeux bleu glacé et menaçants, plus grande que la plupart des guerriers qui se tenaient maintenant près d'elle. Elle posait un regard sans émotion sur ses victimes.

 

 

 

 

Elle repoussa du pied la main sanglante d'un vieil homme égorgé par ses chiens et elle toisa froidement les derniers survivants. "Pourquoi celui-ci vit toujours ?" demanda-t-elle doucement en désignant Perdicas. "Seigneur, il protégeait la femme, nous ne voulions pas la blesser…" La voix angoissée du soldat fit plus peur à Gabrielle que tout le reste. Si un tueur aussi impitoyable avait peur de cette femme alors… La grande femme croisa son regard et elle s'attarda un moment. "Tu as bien fait, ç'aurait été dommage de l'abîmer." L'homme parut infiniment soulagé de son approbation et il recula dans le rang. "Cela dit, je n'ai pas besoin de lui." La guerrière sortit une longue dague effilée et tendit la main vers Perdicas.

 

 

 

 

Gabrielle hurla : "Non !" en se jetant devant son mari, l'épée levée. La grande femme parut légèrement ennuyée et d'un geste terriblement rapide lui prit l'épée des mains. Elle jeta l'arme au loin et écarta Gabrielle. Elle résista mais la guerrière était bien trop forte. Elle tomba alors à genoux en sanglotant : "Je t'en prie, épargne-le !" Les mains jointes, elle levait un regard voilé de larmes sur la femme qui se tenait immobile au-dessus d'elle. Gabrielle voyait bien que ses suppliques n'avaient aucun effet sur elle, au mieux elles avaient l'air de l'amuser.

 

 

 

 

La guerrière posa un pied botté sur l'épaule de Gabrielle et la propulsa plus loin. La jeune femme s'étala de tout son long dans la poussière mais elle revint vers la femme en rampant, "Je t'en prie, je t'en supplie…" sanglota-t-elle. "Tu auras bien le temps de ramper, lève-toi pour assister à la mort de ton époux," ricana la guerrière. Un homme la souleva et la remit durement sur ses pieds. Gabrielle tendait les mains vers Perdicas qui la regardait avec tristesse. "J'aurais mieux fait de te tuer de mes mains Gabrielle, je ne t'envie pas la vie que tu auras… Pardonne ma faiblesse, je t'aime ma chérie." La guerrière éclata d'un rire glacial. "C'est la plus jolie déclaration d'amour que j'ai entendue de ma vie ! Tu mérites une mort rapide." Un rictus déforma soudain sa bouche et d'un mouvement vif comme l'éclair, elle plongea sa dague dans le cœur de Perdicas, qui s'effondra, mort dans l'instant. "Nooooooon !" Gabrielle sentit son cri lui déchirer la gorge, puis un voile noir s'abattit devant ses yeux et elle s'évanouit.

 

 

 

 

Elle reprit conscience pour se trouver dans une situation très inconfortable : son corps ballottait au rythme du pas d'un cheval. Elle était étendue en travers de l'encolure de l'animal, une main posée sur ses reins l'empêchant de glisser. Elle bougea un peu pour trouver une position plus confortable et on l'attrapa par les cheveux pour tirer sa tête en arrière. "Tu es réveillée, alors tu marches" lui dit le soldat en la laissant glisser sur le sol. Elle tomba lourdement sur le dos, la chute lui coupa le souffle et elle se releva difficilement pour commencer la longue marche éreintante qui les conduisait vers le campement de la Conquérante.

 

 

 

 

Du village, ils n'étaient plus qu'une dizaine à avancer la tête basse. Les villageois étaient liés par des cordes attachées autour de leurs poignets et ils marchaient en file, à quelques pas les uns des autres ; Gabrielle, elle, marchait à côté du cavalier qui l'avait portée. Elle n'était pas attachée mais il ne lui vint jamais à l'esprit qu'elle pouvait s'enfuir, car elle ne pouvait pas. D'abord parce que les soldats étaient très vigilants, ensuite parce qu'elle était perdue dans un dédale de pensées sans aucun sens et qu'elle ne voyait rien de ce qui l'entourait, elle ne ressentait plus rien du tout. Elle avait la sensation d'être morte. Elle marchait en traînant les pieds, se maintenant à la hauteur du cheval à ses côtés en regardant les petits cailloux qui glissaient sous ses sandales.

 

 

 

 

Le temps passait, ils marchaient toujours, sans répit. Des gémissements derrière elle lui indiquait qu'un de ses compagnons d'infortune venait de tomber ou bien réclamait de l'eau mais personne ne les aidait ni ne leur donnait rien. Gabrielle pensait que sa vie se finirait sur cette route car ils semblaient ne jamais devoir arriver.

 

 

 

 

La nuit tomba et ils continuèrent ; le matin revint et ils marchaient encore. Sa langue avait gonflé tant la soif la torturait, ses lèvres craquelées saignaient, elle marchait la bouche grande ouverte, cherchant de l'air et puisant dans ses dernières réserves pour ne pas s'effondrer. Puis, elle se dit que, finalement, ce serait bien de s'effondrer et de mourir enfin, alors elle se laissa tomber et resta le nez dans la poussière.

 

 

 

 

Le sabot lustré d'un cheval se posa à un doigt de son visage. "Lève-toi !" C'était la Conquérante. Gabrielle resta immobile. Elle entendit siffler un fouet et la mèche lui mordit cruellement l'épaule. "Lève-toi !" hurla la guerrière. "Cette chienne ne me laissera pas mourir…" songea Gabrielle en se redressant sur ses bras tremblants. Un soldat trottina auprès d'elle et lui lia les mains. Il tendit l'autre bout de la corde à la Conquérante qui l'attacha au pommeau ouvragé de sa selle. Une tension dans la corde et Gabrielle se remit à marcher aussi loin que possible de la grande femme.

 

 

 

 

Vers le milieu de l'après midi, les chiens se mirent à japper d'impatience au bout de leur laisse et bientôt un petit ruisseau apparut. Les villageois geignirent en se précipitant vers l'eau fraîche mais ils furent arrêtés par les soldats à coup de pied. "Les chevaux, puis les chiens, et ensuite vous." Gabrielle n'avait pas fait un geste, elle titubait d'épuisement et en profita pour s'appuyer contre l'épaule du grand étalon frémissant. Enfin, ce fut leur tour, et ils se jetèrent à plat ventre, le visage dans le ruisseau. Les soldats riaient, se passant de la viande séchée et des outres de vin, ils se détendaient, sûrement fatigués de cette marche lente qui conduisait les esclaves au campement.

 

 

 

 

Gabrielle tomba à genoux devant le ruisseau quand la Conquérante lui intima l'ordre d'aller boire. Elle plongea la tête dans l'eau, but quelques gorgées fraîches qui la firent frissonner de plaisir et voulut se noyer. L'idée lui parut lumineuse. Elle se fit violence pour aspirer l'eau par le nez mais elle dut convaincre son esprit de ne pas lutter contre sa volonté. Elle pensa à Perdicas qui tombait sous le coup de la guerrière, elle pensa à ses parents et à sa sœur, morts deux ans plus tôt dans l'incendie de leur maison, elle pensa qu'elle était seule désormais et qu'elle ne voulait pas d'une vie d'esclave.

 

 

 

 

Elle inspira profondément et l'eau s'engouffra douloureusement dans ses poumons. Elle se débattit un instant contre son instinct qui criait et elle commença à se sentir partir. La douleur s'estompait remplacée par la paix alors que l'eau chassait l'air de son corps. Une main brutale se referma sur sa nuque et la tira en arrière. Gabrielle resta inerte en espérant qu'il était trop tard pour la sauver.

 

 

 

 

Une bouche dure couvrit la sienne, expirant de l'air tiède dans sa gorge serrée. L'eau ressortit aussitôt, tandis qu'elle se tordait de douleur en hoquetant et en toussant. "Tu m'appartiens petite fille… Je ne te laisserai pas faire." murmura la Conquérante à son oreille. Gabrielle tourna un regard morne vers la grande femme agenouillée à ses côtés, les yeux bleu vif brillaient, dévorés par une flamme cruelle. "Tu ne pourras pas toujours me surveiller." "Si tu meurs, ils meurent, et je te promets que ce sera très douloureux… tu comprends ?" Gabrielle soupira et hocha la tête. Bien sûr, elle savait comment l'empêcher de vouloir se tuer, il était si facile de faire pression sur elle en menaçant les autres. Gabrielle n'était pas encore assez égoïste.

 

 

 

 

A la nuit tombante, la troupe arriva enfin au campement. D'immenses tentes se dressaient au milieu d'un champ dégagé, bordé d'un petit bois. Des hommes allaient et venaient, affairés, il régnait un ordre parfait. Les esclaves furent conduits vers une tente un peu à l'écart et Gabrielle s'apprêta à les suivre. "Pas toi." La Conquérante tira sur la corde qui liait toujours ses mains et l'entraîna vers une tente plus grande, au centre du camp. Elles entrèrent et une femme d'âge mûre se précipita à la rencontre de la guerrière, lui ôtant sa cape bleu nuit, l'aidant à enlever son armure d'airain.

 

 

 

 

"Xena ! Je ne t'attendais pas si tôt. La campagne s'est-elle passée comme tu le souhaitais ?" "Oui, et regarde ce que j'ai rapporté." La vieille femme étudia attentivement la jeune fille qui baissait la tête à côté de la Conquérante. Gabrielle leva les yeux et croisa le regard de la vieille. "Elle a de bien jolis yeux, sa peau est pâle et sûrement douce…" Gabrielle se déroba à la caresse de la main parcheminée avec un frisson de dégoût. Xena rit en repoussant sa servante : "Celle-là est pour moi la vieille ! Ne t'avise pas d'y toucher." murmura-t-elle plus bas d'un ton menaçant. "Oh, jamais Seigneur !" La vieille secoua nerveusement la tête et s'appliqua à se faire oublier de son bouillant seigneur.

 

 

 

 

Lorsque la guerrière se trouva plus à son aise, simplement vêtue d'une longue tunique de soie bleue ornée de motifs compliqués, elle se tourna vers Gabrielle et la regarda avec une réelle attention. Elle s'approcha et caressa la joue douce du dos de la main. "C'est vrai que tu as de très beaux yeux…" fit-elle, rêveuse.

 

 

 

 

Gabrielle prit son courage à deux mains et lui cracha au visage. Aussitôt une dague apparut et s'appuya sur sa gorge. Gabrielle releva la tête prête à s'empaler elle-même sur la lame. "Ne refais jamais ça !" siffla la voix de la guerrière, tremblante de rage. "Me pousser à bout ne te servira à rien, même si c'est moi qui te tue parce que tu m'y a forcée, je tuerai tout de même les autres. Tu ne veux pas ça, n'est-ce pas ?" Gabrielle secoua la tête. "Bien." La guerrière essuya son visage du revers de sa manche et saisit les longues mèches blondes à pleine main. "Domis, coupe ses cheveux. Courts". Gabrielle frissonna : "Non, je t'en prie…" Elle ne put finir sa phrase, une gifle violente l'envoya au sol. "Ca suffit ! Je ne veux plus t'entendre !" La Conquérante, agacée, se tourna vers la servante, "Coupe ses cheveux, baigne-la et habille-la comme j'aime. Fais venir de quoi manger et le musicien. Je suis fatiguée." La guerrière se désintéressa de Gabrielle qui se relevait.

 

 

 

 

Après un bain dont elle ne profita pas un seul instant, Gabrielle fut vêtue d'une courte tunique de lin blanc, presque transparente, qui ne dissimulait pas grand- chose. Elle passa nerveusement sa main dans ses cheveux courts, s'habituant mal à sa nouvelle coiffure. La vieille avait coupé ras sur la nuque et Gabrielle se sentait nue. Elle ne savait pas ce qui viendrait ensuite, sûrement rien de bon et elle avait peur. Elle mourait de peur à l'idée d'être violée, car c'est bien ce qui l'attendait non ? Esclave de cette femme impitoyable, elle pensait qu'elle la jetterait en pâture à quelque soldat méritant, peut-être même regarderait-elle son viol pour se délecter de sa terreur et de sa douleur. Aussi fut-elle surprise de la trouver seule sous la grande tente.

 

 

 

 

Un garde au sourire goguenard la poussa rudement à l'intérieur et elle vit la Conquérante allongée de tout son long sur des coussins épais. "Oui… tu es mieux comme ça… " murmura-t-elle, la scrutant de ses yeux froids qui brillaient dans la semi obscurité. "Approche !" Gabrielle hésita un court instant puis vint s'agenouiller sur les coussins aux côtés de la grande femme. La guerrière saisit brutalement son poignet et l'allongea près d'elle. Elle posa une main brûlante sur sa cuisse et remonta le long de son corps en une caresse brusque. Sa main se ferma sur le sein de Gabrielle qui cria de surprise. La jeune femme ne s'attendait pas du tout à ça et elle écarquilla les yeux, stupéfaite. La Conquérante ricana devant son étonnement. "Tu attendais autre chose ?" "Je… je ne sais pas" bafouilla Gabrielle. La guerrière pinça douloureusement le téton, les yeux plongés dans ceux de la jeune fille qui cria encore, de douleur. Elle essaya de lui échapper en se détournant. "Reste près de moi, ça ne fait que commencer."

 

La Conquérante la tira sous elle et pesa de tout son poids, posant sa bouche sur les lèvres de Gabrielle et forçant le passage pour l'envahir de sa langue qui dardait durement entre ses dents.

 

 

 

 

Gabrielle se cambrait pour se dégager, se tortillait et remuait frénétiquement la langue pour repousser l'envahisseur. Elle entendit un gémissement sourd contre sa gorge. Visiblement ses efforts ne faisaient qu'exciter davantage la guerrière qui frottait vigoureusement son bassin contre la cuisse nue de la jeune femme. Gabrielle, affolée par la tournure des événements, lui laboura le dos de ses ongles.

 

 

 

 

A travers la tunique de soie, la guerrière frissonna. Elle rit un peu et murmura à son oreille "Une vraie chatte en chaleur dis-moi…" Elle prit dans sa main puissante les deux poignets de Gabrielle et les tira au-dessus de sa tête, de l'autre main elle déchira la mince tunique de lin, découvrant le corps nu et frémissant de la jeune femme. Les yeux glacés s'attardèrent un moment sur sa peau. Gabrielle eut la vision de serpents rampant sur elle, la chair de poule la hérissa entièrement. La guerrière lui écarta les cuisses de la jambe et glissa un doigt en elle, presque sauvagement. Elle la découvrit sèche et serrée, complètement tétanisée par la peur. Elle força encore et introduisit un deuxième doigt qui fit crier Gabrielle. Le regard dur ne laissait rien paraître, ni plaisir, ni déplaisir. Elle retira ses doigts sans douceur. "Tourne-toi." Lui ordonna-t-elle.

 

 

 

 

Gabrielle ne bougea pas, trop horrifiée pour comprendre cette simple phrase. Une main nerveuse la fit rouler sur le ventre et la guerrière s'allongea contre elle, soufflant doucement sur sa nuque dégagée. Gabrielle la sentit bouger, son grand corps ferme ondulait et elle commença à haleter quand le rythme qu'elle imposait s'accéléra. Soudain, un homme entra. La guerrière se tourna vers lui et lui dit : "Joue !"

 

 

 

 

Gabrielle était mortifiée à l'idée qu'un témoin assiste à cette scène dégradante. Des larmes brûlantes et amères coulèrent sur ses joues alors qu'une musique divine, tirée d'une lyre, accompagnait les mouvements de plus en plus furieux de la femme derrière elle. Elle entendait son souffle rauque à son oreille, ses petits gémissements de plaisir et ses grognements d'impatience. Gabrielle ne bougeait plus un muscle, attendant la fin de cette horrible mascarade. La guerrière saisit ses hanches nues et dans un dernier soubresaut elle s'effondra, tremblante de plaisir assouvi. Elle resta longtemps comme ça, retrouvant peu à peu son calme puis elle fit à nouveau rouler Gabrielle sur le dos.

 

 

 

 

En voyant ses larmes, elle sourit "Tu préférerais que je te fasse prendre par un de mes soldats, petite fille ?" Gabrielle fixa ces yeux bleus magnifiques, ce visage jeune aux traits finement ciselés et secoua lentement la tête, terrifiée à cette idée. "C'est bien ce que je pensais". La femme introduisit à nouveau ses doigts en elle, la prenant par surprise. Elle haussa un sourcil moqueur : "Ca ne t'a pas déplu tant que ça finalement…" Gabrielle serra les paupières, honteuse de la trahison de son corps.

 

 

 

 

Elle sentait les doigts bouger doucement en elle, presque tendrement. Pendant de longues minutes mortelles, la guerrière s'amusa de la sentir réagir à sa caresse. Le cœur de Gabrielle battait à faire mal, comme emprisonné dans une cage trop petite, elle était loin de ce corps qui s'humidifiait bien malgré elle sous la main de cette femme qui avait tué son Perdicas. Quelle trahison ! Elle ne se pardonnerait jamais la défection de ses sens, la même main meurtrière essayant de la faire jouir… Elle résisterait. Et elle résista, s'obligeant à ne rien ressentir d'autre que du dégoût.

 

 

 

 

La femme se désintéressa soudainement d'elle et commença à manger, le dos appuyé contre des coussins. Elle écoutait la musique, les yeux à demi clos, respirant lentement, apparemment calme et repue. Longtemps plus tard, Gabrielle bougea, pensant qu'elle pouvait peut-être partir, mais une main puissante se posa sur son ventre "Bouge pas. Tu restes là. Tu es mon esclave jusqu'à ce que l'on rentre au château." Gabrielle n'osa pas demander ce qu'il adviendrait d'elle une fois rentrée…

 

 

 

 

Elle rassembla les lambeaux épars qui avaient constitué sa tunique, pour couvrir son corps nu, mais là encore, la Conquérante intervint : "Non, j'aime te regarder" Ses yeux métalliques scrutèrent son corps, s'attardant sur ses seins, son ventre, ses cuisses. Inconsciemment, elle se lécha les lèvres puis fixa Gabrielle dans les yeux : "Tu es vraiment jolie… déshabille-moi." Gabrielle resta bouche bée face à cette demande qui lui parut incongrue.

 

 

 

 

Les yeux de la guerrière s'étrécirent en mince meurtrière. "Fais-le, ou tu vas souffrir." La jeune femme se tourna rapidement vers le musicien avant de tendre une main tremblante et d'essayer de détacher les très nombreux petits boutons qui fermaient la tunique de soie. "Il est aveugle… " ronronna la grande femme en s'étirant " … et dépêche-toi un peu ! Si tu n'es pas plus habile que ça de tes mains…" Cette dernière remarque sonna comme une menace aux oreilles de Gabrielle qui respira à fond et affermit sa main.

 

 

 

 

Elle cligna plusieurs fois des paupières pour chasser les petites gouttes de sueur qui lui piquaient les yeux. Il faisait une chaleur infernale sous la lourde tente et ses cheveux courts collaient sur ses tempes. Elle défit tous les petits boutons un à un sans en oublier aucun, avec lenteur parce qu'elle craignait plus que tout ce qui allait inévitablement suivre. "Ma patience a des limites…" susurra soudain la grande femme.

 

 

 

 

Fébrilement, Gabrielle dégagea les larges épaules de leur gangue de soie, faisant glisser la tunique le long des bras musclés de la guerrière. Elle ne portait rien d'autre en dessous et Gabrielle put contempler le corps sculptural de la Conquérante. Elle retint son souffle, admirative malgré tout. "Eh bien ! Faut-il que je te dise tout ? Tu m'énerves." La femme posa soudain la pointe de sa dague sur la cuisse de Gabrielle et appuya assez fort pour la piquer méchamment et elle la griffa sur une bonne longueur, faisant sourdre le sang. La jeune femme tressaillit violemment, se mordant la lèvre pour ne pas crier, avant de commencer l'exploration forcée de ce corps nu sous ses mains tremblantes. Elle toucha alors une peau si douce et si chaude, qu'encore une fois, la surprise la paralysa, tant elle s'attendait presque à caresser un reptile visqueux. Elle fit courir ses doigts sur les épaules de la guerrière puis sur ses bras, mais la femme lui prit les mains et les posa d'autorité sur ses seins.

 

 

 

 

Gabrielle les explora lentement, repoussant la petite voix qui lui hurlait d'arrêter ces caresses diaboliques. Encouragée par les soupirs de la Conquérante, elle laissa ses mains se promener sur son ventre, puis plus bas, touchant avec curiosité le triangle doux entre ses cuisses. La guerrière écarta les jambes et l'obligea à la toucher dans les replis de chair brûlante et moite.

 

 

 

 

Gabrielle se laissa envahir par cet espèce de pouvoir trouble et malsain qu'elle détenait désormais sur la femme alanguie à ses côtés, et elle chercha à la satisfaire, s'obligeant à ne plus réfléchir. La guerrière gémissait en bougeant le bassin, venant à la rencontre de doigts pas assez audacieux à son goût. "Ne me fais pas attendre, j'ai horreur de ça…" grogna-t-elle. La lyre jouait toujours un air hypnotique et répétitif qui avait un effet langoureux sur les deux femmes.

 

 

 

 

Gabrielle introduisit un doigt inquisiteur et timide dans l'orifice chaud et palpitant sans savoir à quoi s'attendre. Elle trouva la sensation agréable durant un très court moment avant de se rendre compte de ce qu'elle faisait et elle se figea, interdite. "N'arrête pas ou tu meurs." "Je… je ne sais pas quoi…" murmura-t-elle au bord des larmes. "Tu vas trouver, dans ton intérêt." Gabrielle fit bouger son doigt d'avant en arrière d'abord lentement puis plus vite. Finalement elle introduisit deux autres doigts et poussa au plus profond qu'elle put. La guerrière haletait, une mince pellicule de sueur faisait briller son corps comme une statue de cuivre poli et elle soulevait ses reins accompagnant le rythme qu'imprimait Gabrielle.

 

 

 

 

Prise d'une soudaine inspiration, celle-ci se pencha sur les seins de la femme qui se tordait sous sa main et pris la pointe érigée de l'un d'eux entre ses lèvres. Le petit gémissement qui accompagna sa découverte lui indiqua qu'elle ne s'était pas trompée et elle le lécha tout en poursuivant l'exploration intime de sa propriétaire.

 

 

 

 

La guerrière appuya la paume de la main de sa jeune esclave sur le faisceau de nerfs qui la taraudaient et bougea encore plus vigoureusement "Plus fort" gémit-elle. Gabrielle obéit instantanément à cette exigence, aspirant la pointe du sein et jouant avec du bout de la langue. Elle sentait son maître au bord de l'orgasme et effectivement, les muscles se serrèrent en spasmes violents autour de ses doigts à l'instant où une longue plainte rauque s'échappait de ses lèvres. Gabrielle cessa tout mouvement et retomba dans une tristesse infinie : elle venait de faire ça avec une femme, la pire de toute, celle qui avait fait massacrer tout son village, celle qui avait tué son mari.

 

 

 

 

Du coin de l'œil, elle vit briller la lame de la dague abandonnée un peu plus tôt au milieu des coussins. Sans réfléchir, elle s'en saisit et leva la main. La guerrière emprisonna aussitôt son poignet dans une étreinte d'acier : "Tous ceux qui ont essayé ne sont plus là pour en parler" lui dit-elle doucement, gardant la pointe de la dague à quelques centimètres de son cœur.

 

 

 

 

Elle glissa son bras sur les hanches de sa jeune esclave aux yeux perdus mais si verts. Elle la renversa sur les coussins, gardant prisonnière la main qui tenait toujours l'arme. De l'autre main, elle la pénétra à nouveau, lentement cette fois. Malgré sa détermination à ne rien ressentir, Gabrielle ne put empêcher un faible gémissement de plaisir de lui échapper. "C'est l'idée de me tuer qui t'excite autant ? Tu es toute mouillée… Si je voulais… mais je ne veux pas." D'un geste brusque, elle lui retira la dague et la repoussa dans un coin. Gabrielle éclata en sanglots, se cachant le visage dans les mains. Elle se recroquevilla alors que la Conquérante se rhabillait et congédiait le musicien d'une voix dure. Elle quitta la tente et n'y revint pas de toute la nuit. Gabrielle s'endormit finalement, brûlante de honte chaque fois qu'elle écoutait son corps hurler de frustration.

 

 

 

 

Elle ne revit pas la Conquérante pendant trois jours. Elle était déjà repartie en campagne, brûlant et ravageant de nouveaux villages pour acquérir toujours plus de territoires. La Grèce était déjà presque toute soumise à ses volontés, comme Gabrielle. La jeune femme essaya d'approcher ses concitoyens de Poteidaia mais s'aperçut bien vite qu'elle n'était pas la bienvenue, le bruit avait couru qu'elle était désormais la "putain de la Conquérante". Titre peu enviable qui la protégeait tout de même de la lubricité des soldats mieux que si elle avait été la déesse Athéna en personne… La crainte qu'inspirait la Princesse Guerrière lui assurait une totale protection, se serait-elle promenée entièrement nue à travers le campement.

 

 

 

 

Elle était choyée par la servante personnelle de Xena qui la baignait chaque jour et oignait son corps d'huile pour rendre sa peau plus souple et plus blanche. Gabrielle se faisait la réflexion qu'elle ressemblait à une bête à concours que l'on bichonne avant de l'emmener à l'abattoir. Plus rien de son monde d'avant n'existait. Elle aurait bien tenté de s'évader mais un garde ne la quittait jamais et restait constamment dans son ombre. Dans la tente, chaque soir depuis le départ de la guerrière, elle priait pour qu'elle meurt dans une quelconque bataille, qu'elle ne revienne jamais lui faire subir encore une pareille humiliation.

 

 

 

 

Elle dormait profondément quand une main puissante la retourna sur le dos et qu'un corps en armure tomba brutalement sur elle. Désorientée et terrifiée, Gabrielle se débattit frénétiquement, griffant et mordant. Elle hurla à l'aide mais une bouche dure et chaude fit taire le cri. C'était elle bien sûr. Sa langue envahit sa bouche et des mains impatientes fouillèrent sous sa courte robe de nuit.

 

 

 

 

La guerrière releva le tissu sur son ventre blanc avant de plonger des doigts cruels en elle. Gabrielle cria de douleur, tout juste sortit du sommeil par ce viol brutal. La guerrière chercha le contact avec la cuisse lisse de sa jeune esclave et bougea ses hanches avec force, cambrant puissamment ses reins en grognant de plaisir. Les cheveux sombres sur le visage de Gabrielle sentaient la fumée des incendies qui ravageaient encore le dernier village pillé. Sa peau, toujours aussi brûlante, comme alimentée par un feu inextinguible, avait un goût salé et une forte odeur de sueur. La jeune femme sentit venir les larmes mais se retint, elle n'avait pas fini de pleurer, autant s'habituer aux assauts féroces de son maître.

 

 

 

 

Ses doigts durs, toujours en elle, s'enfoncèrent plus profondément quand un long râle de jouissance la laissa haletante sur le corps meurtri de la jeune femme. L'armure avait blessé sa tendre poitrine en plusieurs endroits et la peau douce de son ventre était à vif, irritée par le cuir de la tunique. La Conquérante roula sur le dos, la respiration précipitée. "Ca t'a plu ?" demanda-t-elle, un petit rire dans la voix. Gabrielle n'en revenait pas qu'elle lui pose une pareille question. Elle ne répondit rien, couvrant le bas de son corps de sa chemise à moitié déchirée. Sans ôter son armure, la femme à ses côtés s'endormit comme une masse.

 

 

 

 

A suivre…

 

 

 

 

Lorelei

 

 

 

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